Bridget version made in Algeria
Coup de gueule
Bridget version made in Algeria
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Coup de gueule
Créé le :
06 juin 2007 00h00 par alilad
Modifié le :
20 janv. 2012 23h25
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32 fois
Description :
Ceci est un blog rempli d'histoires à dormir debout. Toute ressemblance avec des personnes ou des situations réelles n'est pas fortuite . PS: Critique perso pour l'histoire de Kezak, je l'ai écrite au gré des humeurs et assez rapidement. C'est trop orienté Kezak et histoire de filles. L'idée était de faire passer un peu de rêverie dans une atmosphère qui ne s'y prête guère. Merci pour ceux qui l'ont lu.
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| Soldée à 39,99 ans seulement |
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| Créé le : |
27 sept. 2008 15h52
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Article posté par : |
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Après une descente
« urgente » en ville, Kezak m’appelle pour me chanter, plutôt me
pleurer ses impressions sur ce qu’elle appelle sa ville natale.
Je lui proposais de nous
rencontrer, je serai plus réceptive qu’au téléphone, surtout en ce mois de
jeûne le cerveau au 1/1000ème de ses activités est pratiquement
hermétique à toute autre intelligence que culinaire, d’ici ou d’ailleurs.
Et la rencontre fût ! dans
une région que je tiendrai secrète, on ne sait jamais, l’idée vous viendrai un
jour de passer par là « par hasard », vous reconnaîtriez Kezak et son
amie Alilad, deux mégères inapprivoisables, aigries par l’air du temps sans
Ricci !
Kezak : Alilad, je
n’en peux plus, la ville est sale !!
Alilad : Ah
bon ? je ne le savais pas !! tiens un scoop que je mettrai sur mon
blog, tu ne cesses de l’alimenter d’ailleurs, je devrai te payer quelques
royalties
Kezak, n’est pas d’humeur à
apprécier mes taquineries, elle fait mine de n’avoir pas entendu mon soubresaut
humoristique
Kezak : Je suis descendue cet après midi, je
ne te dis pas sa triste allure et avec tout ce monde dehors, à croire que
personne ne travaille, je n’ai rien pu apprécié, ni les magasins, ni les
librairies, ni quoi que ce soit, tout à l’air si triste, j’ai fait l’oiseau
« bip bip » du dessin animé, finir ce que j’avais à faire et en
sortir le plus rapidement possible !
Alilad : Tu n’as pas
rencontré le coyote ??
Kezak me jeta un de ses regards
qui en disait long quand on voulait faire de l’ironie avec elle, je me suis
ravisée et lui dis :
Alilad : Tu oublies
que c’est la bas que je crèche ! Ce qui t’étonne me parait normal et ta
réaction me semble exagérée.
Kezak : Crois-tu que
cela soit normal qu’il y ait autant de jeunes dehors ? que les trottoirs,
façades d’immeubles, les commerces enfin, tout le bâtis soit inadapté, sale,
plein de « souvenirs »* liquides
visqueux laissés par les passants ?
* Cracher est une marque de virilité et même d’affirmation
de soi à WalouLand « Je crache donc je suis », mélangé à de la
chemma ( chique ) je ne vous raconte pas la mixture, surtout faut pas glisser
dessus, autant se tirer une balle dans la tête après.
Je n’ai pas envie de vous faire « rendre » votre
quatre ..Oups ! j’ai oublié que c’était le Ramadan..votre quatre heure
quand même, l’heure de l’aube, les zombies se lèvent pour racler le fond du
réfrigérateur
Je reprends le dial
Alilad : Bof, ça
n’est rien, il ne faut pas te rendre malade pour si peu, et puis, il suffit de
s’y habituer, au bout de quelques temps tu ne feras plus la différence, crois
moi !
Kezak : Toujours
cette solution de facilité, s’y habituer pour que ça empire ! tu ne peux
même pas inviter qui que ce soit visiter Walouland, j’évite de me faire des
amis étrangers juste pour ça.
Alilad : Hep Don
Quichotte, que proposes-tu ? balayer ta ville ? dire aux gens
d’arrêter d’arroser le trottoir, vu qu’on ne le lave pas du tout ! au lieu
de les remercier, tu les vilipendes !( de l’humour.. ) Dire à ces jeunes de rentrer chez eux, dans
leur 20 m2,
et ça c’est quand ils ont un chez soi.
Kezak : Tu sais bien
que ça n’est pas ce que je voulais dire, ce sont des critiques constructives
que j’émets. Si tu fais montre de susceptibilité comme les autres, j’arrête de
suite.
Alilad : Allons y
pour la critique constructive, ça n’est pas un subterfuge pour déverser ton
fiel j’espère ?
Connaissant Kezak, je savais très
bien que cela n’était pas son cas, mais j’aimais la taquiner, elle qui réagit
au quart de tour, je m’amuse à la voir froncer les sourcils quand on la
contrarie.
Kezak : Il y a comme
une sorte de morosité ambiante, l’état de déliquescence dans lequel est livré
la ville reflète un laissé aller généralisé, comme si tout le monde était dans
un état dépressif sans le savoir. Et ça me laisse perplexe. Je me dis souvent
qu’il suffit de si peu pour lui rendre un semblant de dignité. La normaliser en
quelques sorte. Rien n’est fait dans ce sens, à croire que ce décor leur plait.
Alilad : Une norme
ISO quelque chose ? tu n’as qu’à engager un bureau spécialisé ! Bon,
d’accord pour la déliquescence, je dirai plus, je dirai que ceux dont tu
attends une réaction, ne connaissent les artères de la ville qu’à travers les
vielles cartes postales en noir et blanc, j’ai même l’impression qu’ils pensent
qu’elle est toujours comme ça. D’ailleurs s’ils arrivent d’y passer, tout
redevient « miraculeusement » nickel !!! tu vois le cercle
vicieux ne cesse de tourner. Que dire de l’urbanisme , il a plié bagage il y a
belle lurette de WalouLand ! tu connais le fameux slogan qui était jadis
« du peuple et pour le peuple » si tu traduis en langue
« naturelle » tu dois comprendre « Fais ce que tu veux quand tu
peux et n’oublie pas de nous donner un peu »
Kezak : Je suis
d’accord avec toi, mais dans tout cela, les gens, ceux qui y vivent, pourraient
mettre un peu du leur. C’est trop facile de tout mettre sur le dos de
« l’autre » bien qu’il soit le premier responsable pour cet état de
fait. Il serait aussi juste de dire que nous autres, on a la fâcheuse manie que
pour rendre sa maison propre, on jette tout au perron de sa porte !! comme
si les rats qui vont proliférer dehors vont s’essuyer les pattes avant d’entrer
dans nos maisons. Et c’est pratiquement le cas pour tout, l’individualisme chez
nous a des allures d’élans suicidaires.
Alilad : Quel grand
mot Kezak ! qu’est ce qui te fait dire ça ? Pourquoi élans
suicidaires, plutôt de l’inconscience je dirai pour ma part.
Kezak : Ce que je te
disais, les gens ont un comportement anormal, l’individualisme a atteint son
paroxysme, si on peut l’appeler ainsi d’ailleurs, car vivre dans un
environnement à la salubrité douteuse et trouver ça « normal » n’est
pas se rendre service. C’est pour cela que je dis qu’on aurait quelques
tendances suicidaires collectives, de
l’auto destruction !
Alilad : Que vas-tu
chercher là Kezak ? Eww ! arrête tu me fais peur.
Kezak : Regarde
autour de toi, regarde un peu. Nos routes sont des mouroirs et ça ne cesse
d’augmenter, même si on en parle à la télé et à la radio, la communication est
tellement mal faite, qu’aucune amélioration n’a été enregistrée, bien au
contraire. Ça pullule d’agents dits de sécurité, et ça n’est pas ce qui règne à
WalouLand. Toutes les femmes ce sont passés le mot tacitement pour éviter de
porter tout ce qui brille en ville ou ailleurs et j’en passe. Une agressivité
latente qui ne dit pas son nom s’installe et fait partie de nos mœurs.
Alilad : C’est pas
moi qui vais te contredire, mais tu peints un tableau très noirci de WalouLand
et de ta ville, ils ne méritent peut être pas autant, soit indulgente un peu, à
t’entendre on devrait tous préparer nos valises
Kezak :
Pourquoi ? elles ne sont pas prêtes les tiennes ?!! Je rigole Alilad,
tu as eu peur un instant que je te laisse toute seule naviguer dans le fleuve
visqueux de la ville ? mais non, on nage dedans toutes les deux et au
besoin, je t’enverrai une bouée de sauvetage.
Kezak, paraissait un peu
fatiguée, je lui demandais :
Alilad : Kezak, tu
veux qu’on s’assoit quelque part ? tu as l’air fatiguée
Kezak : T’asseoir
ou ? tout est fermé en ce mois,
Alilad : Pas même un
jardin public, un banc public, Brassens n’aurait jamais pu écrire sa chanson
s’il était à WalouLand ( les amoureux du banc public )
Puis, je vis le visage de Kezak
rayonner, elle souriait à pleine dents ( oui, il lui en reste encore ! )
je me tournais dans tous les sens pour voir l’objet de son bonheur soudain
Alilad : Qu’y a-t-il
Kezak ? que ce passe-t-il ? pourquoi tu es tout sourire ?
Kezak : Regarde
Alilad, mais regarde donc ! là, juste en face de toi !
Alilad : Ou ?
Kezak : Regarde la
vitrine de cette agence,
Et là, Ô bonheur je vis une
affiche collée à une agence de voyage, et devinez ce qu’il y avait d’écrit
dessus…
« Séjour à KoulecheLand
avec PC compatible garanti à vie et échangeable en cas de non satisfaction. Le
séjour est tous frais payés et soldé pour les Catherinettes de 39,9 ans et plus
pour seulement 1000 dinars Waloulandais »
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| Créé le : |
03 août 2008 17h16
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Article posté par : |
Web |
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Cela fait pratiquement trois ans
que Kezak se connecte presque régulièrement au tchat, mais, elle ne se
souvient pas d’avoir été aussi régulière que lors de cette dernière année. Même
qu’elle se dit « excessivement régulière ».
Kezak se rassure en se disant qu’elle
consacre de son temps et que c’est un temps pas perdu que son prince le
méritait bien. Lui, égaré dans les dédales de ce monde, partit à la recherche
de Kezak sans boussole, il en a perdu le nord et n’arrive pas encore à la
retrouver.
Pendant ce temps, Kezak discute,
eh oui, rien que ça ! Tandis que lui, le pauvre prince, subit les affres
des vents, des tempêtes la bas dans le froid et peut être même pire, qu’il est
sous une dune sous un soleil torride s’imaginant son Oasis pas loin, la soif le
guettant au moindre détour.
Kezak, assise au chaud, compte
capter le PC (Prince charmant) à travers l’écran de son PC ( Portable Computer ?
) made in la bas, même pas cloné, le casque sur les oreilles à écouter sa musique
choisie selon son humeur du jour et le cœur lourd ( zaama ! ), s’en va en
guerre ( quelle guerre ? ) avec les siens !
Oui, la guerre qu’elle l’appelle,
elle livre bataille pratiquement à ses interlocuteurs, c’est ce qu’elle m’a
dit, allez savoir pourquoi.
Son « lourd » passé sur
le tchat lui a appris à classer par catégorie.
Au cours d’une discussion à bâtons
rompus avec elle, j’ai réussi à la faire parler et à me livrer quelques unes de
ses trouvailles,
Lisez la liste qu’elle a daigné
me livrer, hallucinant !
Catégorie Top malins !
Lui :
Salut tata !
Lui et fier de l’être, a un
sourire malin derrière l’écran, son unique sortie est celle du cyber d’un
quartier triste sans arbre ni verdure. Il s’amuse à vouloir énerver son
interlocutrice, la blesser serait encore mieux, jouissif presque,
pourquoi ? Kezak ne comprenait pas.
Lui, frustré de l’ignorance
affiché, car sa grand-mère lui a menti un jour en poussant des youyous à sa
naissance, revient à la charge.
Lui : Tata pourquoi
tu « raiponds » pas, j’imeri faire ta « konnaissonce »
Kezak dit qu’elle a l’habitude de
ces pauvres Top malins. Leur philosophie tient à peu près à cela : se
faire la main ( ou autre chose… ) sur une éventuelle mariée ou divorcée.
Ainsi vont les fantasmes en ce
pays. Car, à son âge, celui de Kezak, elle ne peut qu’être ce que ces gens ont
décidé qu’elle soit, mariée, divorcée ou encore mieux veuve et donc plus rien à
« protéger ».
D’un geste automatique et
nonchalant, Kezak se débarrasse par un simple clic sur le bouton « bloquez
ce con ».
Catégorie hommes mariés
Lui : Mes hommages du
soir chère demoiselle….
Kezak, apprécie mais elle
appréhende, ça doit sûrement être un homme marié, il y a trop de violons dans
la partition.
Après quelques hésitations, elle
essaye de dompter sa méfiance légendaire, elle répond,
Kezak : Bonsoir,
Lui : Puis-je me
permettre de vous tutoyer pour un brin de causette avec vous madame ?
Kezak : Puis-je vous
l’interdire ?
Lui : Je ne comprends
pas ?
Kezak : Le tchat est
ouvert à tout le monde, vous pouvez me tutoyer si vous voulez,
Lui : C’était juste
par galanterie,
Kezak, s’énerve vite quand on lui
parle de galanterie, ça ne colle pas à la réalité de son quotidien, de son
vécu. Alors, quand ce mot est utilisé à tort et à travers juste pour faire
comme ceux de la bas, pour essayer d’avoir l’air comme dirait Brel, il y a
comme des cornes qui lui poussent en guise d’oreilles, prête à foncer sur le
brut ( pense t-elle ) d’en face.
Elle parvient à dompter ses
nerfs, non sans peine, et repris
Kezak : Pendant qu’on
y est, allons pour le tutoiement,
Lui : Dis moi, que
cherches-tu au tchat ?
Kezak : Un miracle,
Lui : C’est peut être
moi ton miracle…juste que…
Kezak : Juste que
quoi ?
Lui : Voilà, je suis
marié.
Kezak : Personne
n’est parfait, ce n’est pas de ta faute.
Lui : ça ne te dérange
pas ?
Kezak : Pourquoi est
ce que cela me dérangerait, ça ne me concerne pas, c’est ta vie.
Lui : Dans ce cas là,
ça m’arrange ! Tu me donnes ton numéro de téléphone ?
Kezak (voyant venir) :
Pourquoi faire ?
Lui : Et bien
pour t’appeler, pour de plus amples connaissances,
Kezak : Se
connaître ?
Lui : Tu cherches
quoi au fait ? Sois franche, tu es une allumeuse hein ? Je
connais ton genre ! hypocrite.
Kezak n’en revient toujours pas,
elle se dit être habituée un peu à ce genre de rencontres, mais à chaque fois,
cela la prend par surprise. Tant de préjugés, elle ne connaît cette personne ni
d’Ève ni d’Adam et la voilà à vouloir lui dicter sa ligne de conduite, à la
mettre au défi de dire toute la vérité rien que la vérité.
Ici bas à WalouLand,, être sur le
net s’est être coupable jusqu’à preuve du contraire, drôle de pays, drôle de
peuple, dont elle fait partie également, le fruit ne tombe jamais trop loin de
son arbre.
Kezak ne répond pas, elle fatigue
vite de ces discussions stériles. Un casse tête Waloulandais pire que le
chinois, au moins pour ce dernier, il y a un résultat quelque soit le temps
mis, ce qui n’était pas le cas du jeu Waloulandais.
Catégorie hors
catégorie !!
Lui : Si le ramage
ressemble au plumage, je serai le plus chanceux de ceux fréquentant ce
site !
Kezak (appréciant) :
Si je vous dis oui, vous me trouverez prétentieuse et si c’est un non, ça
serait vous mentir… ( eh oui, elle se débrouille bien la Kezak ! )
Lui : Je préfère
votre prétention à votre modestie !
Kezak : Alors, j’ai
le permis de prétention ?
Lui : Oui, s’il vous
plait et sans modération aucune !
Kezak : Dommage, ce
soir, mon ramage ne sera pas d’une grande qualité.
Lui : Pourquoi ?
Kezak : J’ai eu à
laisser quelques plumes sur ce site,
Lui : Vous en avez
tellement de belles plumes que celles que vous avez perdues vont renaître de leurs
cendres,
Kezak ( souriante ) :
Merci, mais pas pour ce soir, je suis un peu fatiguée,
Et subitement !!!!!!!!!!!!!
Lui : C’est moi qui
vous fatigue ? Vous m’en voyez déçu ! Je pensais que j’avais affaire
à une intelligente ! Mais vous êtes toutes les mêmes les Waloulandaises,
toutes des peureuses, vous ne savez pas vivre, à votre âge en plus ?
Kezak, abasourdie, essaye de
remonter le cours de l’histoire, car elle en a perdu un fil apparemment..
Kezak : Pourquoi vous
me sortez tout ça ?? Je ne vous ai rien dit
Lui : Vous étiez là
depuis 2 heures déjà, je vous ai surveillé, il a suffi que je vienne vous
aborder pour que vous prétendiez une fatigue !
Kezak : Mais c’est vrai,
vous l’avez dit vous-même, cela fait 2 heures que j’y suis, il fallait venir
avant !
Lui : Vous vous
prenez pour qui ? Pour Marilyne Monroe ? Si vous l’étiez pourquoi
vous êtes sur ce site hein ? Personne ne veut de vous dans la vraie vie,
voilà Mademoiselle !!! Et ça ne sera sûrement pas moi qui vais me farcir
une prétentieuse telle que vous !
Kezak, voit rouge, elle hésite
entre l’ignorer ou l’incendier, lui cracher de la lave volcanique venue des
entrailles du coin le plus sombre et le plus profond de cette terre humiliée
car portant ces gens.
Ces doigts ne savent plus quoi
faire, le cerveau est indécis, puis automatiquement, elle écrit,
Kezak : Je suis sans
hommes car les seuls sur le marché vous ressemblent, Dieu m’est témoin que s’il
fallait coiffer la Sainte Catherine,
je traduis pour votre petit pois chiche ( Sauf le respect dû au pois qui est
chiche lui !! ) , si je devais
rester « Bayra » pendant 1000 ans, je choisirai cette option bien
plus clémente. Vous vous croyez homme en ayant ce grand courage de me balancer
votre « débit d’imbécillités » caché derrière un écran d’un micro qui
n’est même pas le votre, pauvre de vous.
Kezak, désolée d’avoir encore une
fois dû livrer bataille, elle que l’illusion a visitée pendant quelques minutes
son esprit rêveur malgré tout, éteint son micro et se promit, comme
pratiquement tous les soirs, de faire un break du tchat, d’arrêter un moment,
le temps d’oublier.
Et comme tous les lendemains
d’après, elle oublie et reprend son chemin de croix.
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| Créé le : |
11 juil. 2008 19h30
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C’est l’histoire d’un homme, que
je baptiserai « Prince ». Il vivait dans un château dont il ne
sortait jamais. Sa mère autrefois lui a raconté la légende de cet enfant sorti
de chez lui et qui n’est jamais revenu, avalé par les monstres qui hantent la
forêt entourant le château de Prince .
De vagues souvenirs lui revenaient en cauchemars la nuit,
lui faisant rappeler une vie antérieure
dont il ne connaissait d’elle qu’une ombre lointaine, accompagnée d’odeurs, de
celles qui vous serrent le cœur dès que vous la sentez car faisant vivre
l’instant d’un moment des souvenirs enfouis.
Sa maman partie, Prince esseulé,
n’eut que les murs comme voisins et ses oiseaux comme seuls compagnons de vie.
Il vécut longtemps ainsi.
Mais, me diriez vous, comment
faisait-ils pour se nourrir. Et bien je ne le sais pas du tout, ce que je sais,
c’est que chaque matin, on déposait au seuil de sa porte un panier chargé de
nourritures préparées. Longtemps, il croyait que c’était sa mère qui venait la
lui déposer, car rongée par le remord de l’avoir abandonné dans ce château
glacial.
Il eu à sa mère un sentiment
ambigu, il n’a pas su la détester, ni l’aimer, il ne la connaissait pas pour
avoir un semblant de sentiment envers elle.
Très vite les souvenirs de son
enfance l’abandonnèrent, pour ne laisser place qu’au présent, sa seule
politique, vivre le présent même s’il fallait le vivre entre quatre murs, en
attendant un futur improbable, un futur qu’il voyait sans images.
Dans une des ailes du château, se
trouvait une très grande salle, pleine de livres, les murs en était tapissés à
perte de vue. Là était son seul univers, sa seule évasion. Lorsqu’il finit de
« dévorer » le mot n’est pas assez fort, tous les livres des
étagères, ces dernières se renouvelaient à nouveau le lendemain. Il ne s’est
jamais posé de questions, ça lui semblait normal car toutes les bibliothèques
étaient ainsi, pensait-il.
Ainsi, il fait de son esprit un
empire de culture, sevré de connaissances, une richesse intérieure dont il
n’avait pas conscience.
Il rêvait des fois d’enfreindre
les lois du château, de trahir le serment donné dont il n’a pas souvenance, et
aller loin la bas, là ou ses livres emportent son esprit.
Il n’eut jamais ce courage. Il
attendait l’instant propice, l’instant ou la peur, sa fidèle compagne, sa
« maîtresse » comme il l’aime à la décrire, lui fausse compagnie ne
serait-ce qu’une journée, qu’une heure.
Un jour, pendant son sommeil, il
fut réveillé par un cri, une lamentation plutôt, dont il ne reconnut pas le
sens. Il n’était familier qu’aux sons des chants d’oiseaux et à sa voix quand
il se prenait à les accompagner.
Ces lamentations lui procuraient
quelques sensations de gêne, de peur, puis de révolte. Une injustice s’augure
pas très loin de son château, et lui, incapable du moindre courage Il se
recroquevilla dans son lit, se boucha les oreilles, s’en voulant à mort pour
autant de lâcheté, pensait-il.
Les lamentations se firent plus
insistantes nuit après nuit . Prince, s’en détournait, non sans avoir maudit le jour de sa
naissance, lui qui ne servait à rien, une chaire ambulante maugréa-t-il tout au
fond de lui.
Une nuit, il fit un songe dans
lequel, pour la première fois de sa vie, il vit une belle jeune femme tout de
blanc vêtue. Elle s’approcha de lui et lui tendit la main, son visage rayonnait
d’un sourire angélique orné de jolies fossettes qui venait embellir son doux et
beau visage.
Elle posait un regard serein et
plein d’humilité à Prince, il eu une drôle de sensation, un étrange sentiment
faisait battre son cœur endormi. Prince était partagé entre la crainte et
l’envie de céder à cette main tendue.
Il tendit lentement la sienne et
subitement, comme surgissant de nulle part, une ombre noire vint s’emparer de
la belle jeune femme et s’en alla rapidement laissant derrière elle un courant
d’air froid qui fit réveiller Prince en sursaut le cœur serré de douleur.
Il sauta du lit, oubliant ses
peurs, ses frayeurs et ses craintes, n’ayant que le souvenir du sourire volé de
son apparition d’un songe d’une nuit. Il ouvrit la porte, fut pris d’un malaise
qu’il s’efforça vite d’effacer, seule comptait désormais sa belle d’une nuit et
aller y mourir s’il le fallait.
Le chemin vers la sortie était
long, la sueur fit de son :corps son temple. Prince trahit son serment et traversa
pour la première fois de sa vie sa foret, frayeur de son enfance, de sa vie,
n’écoutant que le sourd cri de son cœur.
Arrivé au pied du château, les
lamentations se firent plus proches, plus insistantes.
Prince entrouvrit la porte et
pénétra à l’intérieur d’une immense maison, dont les formes et senteurs lui
étaient étrangers. Il monta les marches, se rapprocha de la source du cri qui
se faisait de plus en plus doux comme un appel, une supplique. Il entrouvrit la
porte et reconnu à sa surprise le jeune femme de son songe :
-
Te voilà, lui dit-elle
Prince ne
trouva pas ses mots, aucun mot ne pouvait sortir de ses lèvres,
-
Tu es venu, je t’ai appelé,
-
J’ai entendu tes lamentations chaque nuit, puis j’ai fait un
rêve cette nuit, je t’y es vue
-
Oui, j’y étais….
-
Comment ? je ne comprends pas
-
J’y étais, tu entendais mes lamentations tous les soirs,
-
Pourquoi ces lamentations ?
-
Ce sont celles de mon âme qui recherche sa sœur,
-
L’a-t-elle trouvée ?
-
Elle est venue visiter la tienne, dans ton songe…
-
Je n’ai pourtant pas répondu à ses lamentations, je suis resté
longtemps dans mon château, la bas, sans jamais avoir osé en sortir,
-
Pourtant, ce soir tu es là,
-
Oui…
-
Pourquoi ?
-
Je t’ai vue,
-
Ton âme a vu la mienne, et tu es venu malgré ‘l’ombre noire,
-
Oui, l’ombre noire, qui est-elle ?
-
Je ne sais pas, je l’ai vue roder souvent en bas de ton
château,
-
Je n’en suis jamais sorti, c’est la première fois de ma vie
que je le fais, je ne sais comment. Peut être est-ce le souvenir de ton sourire
que j’ai cru parti à jamais,
-
Elle lui
sourit doucement, et lui dit :
-
Ton courage Prince t’a montré le chemin,
-
Moi ? courageux ? je ne le pense pas,
-
On a besoin du regard des autres pour mieux se voir
-
Je n’ai jamais connu d’autres regards que le mien dans le
miroir,
-
Mon âme te cherchait, la tienne était emprisonnée par tes
démons, par l’ombre,
-
Qui est l’ombre ?
-
C’est la gardienne de ta solitude et de tes craintes. Ce soir,
tu lui as faussée compagnie, tu es là. Ses chaînes sont à jamais brisées, le
sortilège est enfin rompu.
-
Prince ne savait plus quoi penser, cela lui semblait si
irréel, si magique. Un intense sentiment envahissait tout son corps, un tel
sentiment de plaisir qu’il en avait presque mal.
Elle lui
tendit la main, comme dans le songe, il l’a pris, sans qu’aucune ombre ne
vienne les séparer.
Ils sortirent
du château. Le soleil de ce jour de printemps était à son zénith, éclairant les
visages radieux de nos deux âmes retrouvées.
Elle et lui
main dans la main s’en allèrent vers un autre destin, celui qu’ils bâtiront ensemble
loin de l’ombre.
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| Créé le : |
07 juin 2008 21h13
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JOYEUX ANNIVERSAIRE A MON BLOG !!!
Cela lui fait une année d'existence, hier soir. Je n'ai rien préparé à l'occasion, j'attends le résultat du référendum.
Les femmes n'ont pas trop la côte pour gagner de grandes éléctions ( une pensée pour Hillary, ma copine ! ) Maalich, on ne fait que retarder l'inévitable.
Et je dédie ce poème d'Aragon repris par le groupe Gnawa diffusion ( merci Amazigh ) à toutes les Kezak du monde et à celles qui rêvent encore et toujours....
Gnawa Diffusion - Gazel du fond de
la nuit
Je suis rentré dans la maison comme un voleur Déjà tu partageais le lourd
repos des fleurs
au fond de la nuit
J’ai retiré mes vêtements tombés à terre J’ai dit pour un moment à mon
coeur de se taire
au fond de la nuit
Je ne me voyais plus j’avais perdu mon âge Nu dans ce monde noir sans
regard sans image
au fond de la nuit Dépouillé de moi-même
allégé de mes jours N’ayant plus souvenir que de toi mon amour
au fond de la
nuit
Mon secret frémissant qu’aveuglement je touche Mémoire de mes mains
mémoire de ma bouche
au fond de la nuit
Long parfum retrouvé de cette vie ensemble Et comme aux premiers temps
qu’à respirer je tremble
au fond de la nuit
Te voilà ma jacinthe entre mes bras captive Qui bouges doucement dans le
lit quand j’arrive
au fond de la nuit
Comme si tu faisais dans ton rêve ma place Dans ce paysage où Dieu sait ce
qui se passe
au fond de la nuit
Ou c’est par passe-droit qu’à tes côtés je veille Et j’ai peur de tomber
de toi dans le sommeil
au fond de la nuit
Comme la preuve d’être embrumant le miroir Si fragile bonheur qu’à peine
on peut y croire
au fond de la nuit
J’ai peur de ton silence et pourtant tu respires Contre moi je te tiens
imaginaire empire
au fond de la nuit
Je suis auprès de toi le guetteur qui se trouble A chaque pas qu’il fait
de l’écho qui le double
au fond de la nuit
Je suis auprès de toi le guetteur sur les murs Qui souffre d’une feuille
et se meurt d’un murmure
au fond de la nuit
Je vis pour cette plainte à l’heure ou tu reposes Je vis pour cette
crainte en moi de toute chose
au fond de la nuit
Va dire ô mon gazel à ceux du jour futur Qu’ici le nom d’Elsa seul est ma
signature
au fond de la nuit!
Louis Aragon (Le Fou d’Elsa, 1963)
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| Créé le : |
30 mai 2008 15h11
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Mon sang ne fit qu’un tour, qui
l’aurait dit ? lui ici dans ce restaurant perdu d’ici chez nous ! et
moi, juste en face cachée dans mon coin.
Il ne risquait pas de me voir,
heureusement d’ailleurs, je ne voulais pas être vue , pas jolie à voir et
surtout qu’il était d’une galante compagnie. Je ne voulais pas que ma jalousie
paraisse. Je me suis surprise à être encore jalouse, je pensais l’avoir oublié.
Les mois et désormais, les années sont passés, et me voilà à m’avouer à
contre cœur que j’y suis encore, l’intensité m’a inquiétée. Pourtant, je savais
bien que je n’étais pas sa préférée et
que je ne l’ai jamais été, comme il aimait à me le répéter. Trop de choses
sonnaient faux à mon oreille et me soufflaient le contraire, mais j’aimais à le
croire, c’était si doux.
Cette fois, mes entrailles ne me
faisaient plus mal à cause de la faim de tout à l’heure, mais bien d’un mal
plus pernicieux qui vous prend par effraction.
Je suffoquais, tout s’emballait,
je ne savais plus quoi faire, me lever et courir vers la porte pour ne plus
avoir à subir cela, rester terrée dans mon coin, libérer mes larmes qui
cognaient fort et les laisser couler discrètement.
Subitement, une dose d’adrénaline
remonta des fins fond du « tréfonds » , envahit tout mon corps. Je me
suis mise à souhaiter le retour de mon pouvoir prodigieux. Fermant les yeux,
rassemblant toutes les forces de mon âme blessée, j’implorais Dieu, l’insecte,
qui que ce soit, ne demandant que quelques minutes encore, le temps de savoir…
Rien, ni insecte en vue ni
pouvoir magique disponible à la demande. Dépitée, je m’apprêtais à quitter les
lieux dès que les deux énergumènes, objets de mon ire, tourneront le dos.
Subitement, je dégringolais de
quelques étages, me retrouvait à même le sol et me voila transformée en… chat !!!
Mon Dieu !! qu’ai-je donc
fait ?? … je miaulais en guise de cris d’au secours que je poussais,
affolée.. que c’est-il passé ? était-ce le deuxième effet de la maudite
piqûre ?
De loin, accouru un homme vers
moi, Gulliver him self !!, son pas pressé et alerte annonçait l’occurrence
certaine d’une volée de coups de pieds que je voyais mesurer 10 m vue ma taille
actuelle. Quel supplice que de se faufiler paniquée entre les tables et devoir cohabiter avec le sol encore plus sale
qu’une allée de Souk en fin d’après midi d’un vendredi.
Soudain, des bras me happèrent,
j’ai eu le vertige en survolant les tables, je voyais des pattes raidies,
griffes toutes sorties, c’étaient les miennes !! et je me suis retrouvée
protégée dans les bras de .. mon ex ami !! Il me sauva d’un coup de pied
qui m’aurait fait virevolter et retrouver la chaussée d’en face en moins de
deux.
Me voilà dans ses bras, sans
l’avoir cherché. Je m’y blottis, sans penser un moment que j’étais avec
l’assassin de mon cœur, j’étais trop heureuse d’être encore parmi les vivants
malgré ma nouvelle peau velue.
Il dit au patron du
restaurant « Laissez ce chat, je vais le prendre en partant et vais
le déposer quelque part dehors »
Et Gulliver lui répondre
« Je ne sais même pas d’où il vient, et même qu’une cliente bizarre assise
au même coin en a profité pour prendre la poudre d’escampette, la voleuse, elle
a mangé sa pizza sans payer l’addition, qu’elle soit maudite ! »
maugréa t-il en partant.
Et moi « C’est bon, pas la
peine d’en rajouter, je suis déjà maudite, ton vœux a été exaucé » en
petits miaulements chétifs.
Mon ex-ami, d’un geste me mis sur
le siège a coté du sien, juste en face de le belle. J’en profitais pour la
dévisager sans discrétion aucune, un chat, ça n’est pas discret.
Je devais avouer que
physiquement, elle était pas mal, une consolation pour moi tout de même.
Après qu’ils aient passé
commande, ils discutèrent, je devais écouter, les chats ne sont pas sensés
comprendre le langage humain, mais pour moi, la transformation ne s’est opérée
que du point de vue anatomique, le reste, tout le reste, n’a pas suivi.
J’ai dû écouter les mots et
gestes doux qu’ils s’échangeaient, d’une voix susurrante, ils se parlaient
comme s’ils se rencontraient pour la première fois. En fait, j’avais compris
que c’était le cas, ils se sont connus sur le net il y a à peine un mois.
La voila, elle, les yeux plus
malins que les miens, souriants, à discuter paisiblement, sûre de l’effet
charmeur qu’elle pouvait dégager. Je me suis alors rappelée mon comportement à
la limite de l’hystérie quand j’étais sous forme humaine. Je mesurais la
différence entre elle et moi, et pourtant, Dieu seul sait que j’ai essayé de
ressembler aux autres. Même Lui ( Dieu ) a bel et bien choisi une autre vie pour
moi, celle d’un chat !! mais pourquoi un chat ??!!!
Je subissais tristement mon
double sort, celui de le revoir avec elle, et de ne pouvoir exprimer ma
tristesse, un chat ça ne pleure pas. Je me roulais en boule sur le siège ou on
a décidé de me poser.
Tout le long de la discussion, je
voyais cet être qui s’était détourné de moi, se trémousser sur son siège gras,
susurrer des mots doux, faire des sourires « made in Hollywood » sous
entendus, lancer des regards qui en disaient longs et l’autre, elle, suivant la
même logique du jeu de séduction savait y faire. Surtout ne pas parler
politique, ça n’est pas beau sur une femme, et on s’en moquai royalement. Ne
pas exposer ses idées sur le pourquoi du comment tournait la terre autour de
son orbite, surtout quand on ne vous le demande pas et puis personne ne s’y
intéresse, sauf , bien sûr les autres femmes ou hommes déclarés sans saveur.
Une bouffée de colère montait de
mes tripes « hallal », et semblait vouloir se manifester, je voyais
mes griffes sortir. Je priais très fort ( ne demandez pas quel Dieu
j’invoquais, c’est assez dangereux d’en désigner un sous nos cieux ces derniers
jours.. ) Je rassemblais toutes mes forces pour que ma jalousie ne me fasse pas
faire quelques bêtises que je regretterai peut être.
En guise d’encouragement, j’ai eu
droit à un show en live de cliquetis de paupières, de chuchotement «
érotiques » qui ont fait dresser mes trois poils qui faisaient figure de
moustache du chat que je suis devenue.
Un amoncellement de sentiments,
telle une vague née de l’épicentre d’un tsunami, pris place et sans me rendre
compte, j’ai infligé un coup de griffes magistral, bien placé à mon ex sauveur.
Sous l’effet intense de la douleur, d’un violent coup de main, il m’a éjecté
dehors, sur l’autre trottoir.
Tout s’est passé si vite que je
ne me suis même pas rendue compte, mon sang réchauffé à bloc ne fit qu’un tour
et ne circula plus dans ma tête, expliquant peut-être le trou de mémoire entre
mon coup de griffe et mon éjection !!
Me rendant compte de mon acte, et
sans le regretter à aucun moment, j’ai eu envie de savoir si au moins, il avait
des marques indélébiles sur ses joues, en guise de tatouage de mes larmes
versées pour rien ou pour si peu, elles marqueront son visage à jamais !!
La nuit tombée, j’erre encore
dans les rues d’Alger, heureusement, que j’étais « un » chat, je
risquais moins, y a des machos même dans le pays des chats.
Dans mon errance, je ruminais
toute seule et mes pensées dictaient ces lamentations, ce monologue que je
voulais faire entendre à ma déception :
« J’ai voulu te faire mal, j’espère avoir réussi. Je
pense, que tu le méritais, je t’en veux beaucoup, énormément. Je t’en veux de
m’avoir trompée. Je t’en veux de m’avoir poussé à te donner un jour un surnom,
je t’en veux de ne pouvoir encore t’effacer complètement de ma mémoire. Tu ne
devais pas être comme ça, et tu es pire que je ne le pensais. Le hasard fait
bien les choses des fois, même si je devais passer par là pour le savoir.
Je ne suis qu’une souris ( en
rapport à la fable, ne faites pas attention au chat ) des champs, celles des
villes sont plus « ouvertes ». Le club des « jouisseurs
convaincus » m’est fermé, le videur ne veut pas de moi. J’ai même fait
semblant, rien n’y fit.
La victoire est mienne
aujourd’hui, je la savoure, puisse-t-elle te paraître cruelle, ô éternel
torturé ! »
Je broyais encore du noir à la
nuit tombée, et je ne suis toujours pas gris…
J’ai repéré un mur de clôture,
j’ai sauté, et j’arrivais en moins de deux à grimper et même à me trouver un
refuge, ayant préalablement vérifié qu’il n’y avait pas de chien.
Chien ? c’est ma nouvelle
vie désormais. Qu’ai-je donc fait pour mériter une telle punition ???
Je me cachais dans un buisson
d’un semblant de jardin, et me suis mise à chercher la faute, la cause de la
malédiction qui me frappe, mes pouvoirs ne m’amusaient plus désormais.
Et puis, soudain, je me suis rappelé le CHAT, le BLOG,
tous ces gens à qui j’ai pu faire du mal directement ou indirectement. Ces
personnes que j’ai pris plaisir à scier de long en large et de travers, ou ceux
que je « taquinais » méchamment, mais souvent sans l’intention de la
donner et des fois si, je l’avoue.
Alors, secrètement, j’ai fait la
promesse que si je redevenais humaine, j’arrêterai le CHAT et le BLOG.
Le lendemain, à mon réveil, ça
cognait fort dans ma tête, ça n’arrêtait pas de cogner, cogner, cogner, je me
dressais et …… me retrouvais dans mon lit bien en chair et en os !! et
surtout sans poils !! et ma mère qui n’arrêtait pas de frapper à ma porte
et m’interpeller !!!
J’ai sauté du lit, mes petits
pieds étaient là !!! quelle joie, quelle bonheur d’être une femme, même en
Algérie !!! maalich, vaut mieux ça que d’être chat !!
Je souris à la vie, heureuse de
me retrouver humaine, ça n’était donc qu’un cauchemar..
Un doute tout de même, si j’avais
vraiment vécu cette vie, si vraiment c’était vrai, dois-je respecter ma
promesse ?
Je m’adresse à
vous lecteurs, je soumets ma décision à votre vote : Dois-je respecter la
promesse du chat
« Arrêter le Chat et mettre fin au Blog »
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