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Bridget version made in Algeria
Coup de gueule

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TchatcheBlog: Bridget version made in Algeria

Catégorie : Coup de gueule
Créé le :  06 juin 2007 00h00 alilad
Modifié le :  03 août 2008 17h16
Visité :  7226 fois Cette semaine :  67 fois

Description :
Ceci est un blog rempli d'histoires à dormir debout. Toute ressemblance avec des personnes ou des situations réelles..... n'est pas fortuite . Bonne lecture si vous avez le courage bien sûr.


Prince malgré lui
Créé le : 11 juil. 2008 19h30 Article posté par : Web

TchatcheBlog: Prince malgré lui

C’est l’histoire d’un homme, que je baptiserai « Prince ». Il vivait dans un château dont il ne sortait jamais. Sa mère autrefois lui a raconté la légende de cet enfant sorti de chez lui et qui n’est jamais revenu, avalé par les monstres qui hantent la forêt entourant le château de Prince .

 

 

De vagues souvenirs lui revenaient en cauchemars la nuit, lui faisant rappeler  une vie antérieure dont il ne connaissait d’elle qu’une ombre lointaine, accompagnée d’odeurs, de celles qui vous serrent le cœur dès que vous la sentez car faisant vivre l’instant d’un moment des souvenirs enfouis.

 

 

Sa maman partie, Prince esseulé, n’eut que les murs comme voisins et ses oiseaux comme seuls compagnons de vie. Il vécut longtemps ainsi.

 

 

Mais, me diriez vous, comment faisait-ils pour se nourrir. Et bien je ne le sais pas du tout, ce que je sais, c’est que chaque matin, on déposait au seuil de sa porte un panier chargé de nourritures préparées. Longtemps, il croyait que c’était sa mère qui venait la lui déposer, car rongée par le remord de l’avoir abandonné dans ce château glacial.

 

Il eu à sa mère un sentiment ambigu, il n’a pas su la détester, ni l’aimer, il ne la connaissait pas pour avoir un semblant de sentiment envers elle.

 

Très vite les souvenirs de son enfance l’abandonnèrent, pour ne laisser place qu’au présent, sa seule politique, vivre le présent même s’il fallait le vivre entre quatre murs, en attendant un futur improbable, un futur qu’il voyait sans images.

 

 

Dans une des ailes du château, se trouvait une très grande salle, pleine de livres, les murs en était tapissés à perte de vue. Là était son seul univers, sa seule évasion. Lorsqu’il finit de « dévorer » le mot n’est pas assez fort, tous les livres des étagères, ces dernières se renouvelaient à nouveau le lendemain. Il ne s’est jamais posé de questions, ça lui semblait normal car toutes les bibliothèques étaient ainsi, pensait-il.

 

Ainsi, il fait de son esprit un empire de culture, sevré de connaissances, une richesse intérieure dont il n’avait pas conscience.

 

Il rêvait des fois d’enfreindre les lois du château, de trahir le serment donné dont il n’a pas souvenance, et aller loin la bas, là ou ses livres emportent son esprit.

 

Il n’eut jamais ce courage. Il attendait l’instant propice, l’instant ou la peur, sa fidèle compagne, sa « maîtresse » comme il l’aime à la décrire, lui fausse compagnie ne serait-ce qu’une journée, qu’une heure.

 

Un jour, pendant son sommeil, il fut réveillé par un cri, une lamentation plutôt, dont il ne reconnut pas le sens. Il n’était familier qu’aux sons des chants d’oiseaux et à sa voix quand il se prenait à les accompagner.

 

 

Ces lamentations lui procuraient quelques sensations de gêne, de peur, puis de révolte. Une injustice s’augure pas très loin de son château, et lui, incapable du moindre courage Il se recroquevilla dans son lit, se boucha les oreilles, s’en voulant à mort pour autant de lâcheté, pensait-il.

 

Les lamentations se firent plus insistantes nuit après nuit . Prince, s’en détournait,  non sans avoir maudit le jour de sa naissance, lui qui ne servait à rien, une chaire ambulante maugréa-t-il tout au fond de lui.

 

Une nuit, il fit un songe dans lequel, pour la première fois de sa vie, il vit une belle jeune femme tout de blanc vêtue. Elle s’approcha de lui et lui tendit la main, son visage rayonnait d’un sourire angélique orné de jolies fossettes qui venait embellir son doux et beau visage.

 

Elle posait un regard serein et plein d’humilité à Prince, il eu une drôle de sensation, un étrange sentiment faisait battre son cœur endormi. Prince était partagé entre la crainte et l’envie de céder à cette main tendue.

 

Il tendit lentement la sienne et subitement, comme surgissant de nulle part, une ombre noire vint s’emparer de la belle jeune femme et s’en alla rapidement laissant derrière elle un courant d’air froid qui fit réveiller Prince en sursaut le cœur serré de douleur.

 

Il sauta du lit, oubliant ses peurs, ses frayeurs et ses craintes, n’ayant que le souvenir du sourire volé de son apparition d’un songe d’une nuit. Il ouvrit la porte, fut pris d’un malaise qu’il s’efforça vite d’effacer, seule comptait désormais sa belle d’une nuit et aller y mourir s’il le fallait.

 

Le chemin vers la sortie était long, la sueur fit de son :corps son temple. Prince trahit son serment et traversa pour la première fois de sa vie sa foret, frayeur de son enfance, de sa vie, n’écoutant que le sourd cri de son cœur.

 

Arrivé au pied du château, les lamentations se firent plus proches, plus insistantes.

 

Prince entrouvrit la porte et pénétra à l’intérieur d’une immense maison, dont les formes et senteurs lui étaient étrangers. Il monta les marches, se rapprocha de la source du cri qui se faisait de plus en plus doux comme un appel, une supplique. Il entrouvrit la porte et reconnu à sa surprise le jeune femme de son songe :

 

-         Te voilà, lui dit-elle

 

Prince ne trouva pas ses mots, aucun mot ne pouvait sortir de ses lèvres,

 

-         Tu es venu, je t’ai appelé,

-         J’ai entendu tes lamentations chaque nuit, puis j’ai fait un rêve cette nuit, je t’y es vue

-         Oui, j’y étais….

-         Comment ? je ne comprends pas

-         J’y étais, tu entendais mes lamentations tous les soirs,

-         Pourquoi ces lamentations ?

-         Ce sont celles de mon âme qui recherche sa sœur,

-         L’a-t-elle trouvée ?

-         Elle est venue visiter la tienne, dans ton songe…

-         Je n’ai pourtant pas répondu à ses lamentations, je suis resté longtemps dans mon château, la bas, sans jamais avoir osé en sortir,

-         Pourtant, ce soir tu es là,

-         Oui…

-         Pourquoi ?

-         Je t’ai vue,

-         Ton âme a vu la mienne, et tu es venu malgré ‘l’ombre noire,

-         Oui, l’ombre noire, qui est-elle ?

-         Je ne sais pas, je l’ai vue roder souvent en bas de ton château,

-         Je n’en suis jamais sorti, c’est la première fois de ma vie que je le fais, je ne sais comment. Peut être est-ce le souvenir de ton sourire que j’ai cru parti à jamais,

-          

Elle lui sourit doucement, et lui dit :

 

-         Ton courage Prince t’a montré le chemin,

-         Moi ? courageux ? je ne le pense pas,

-         On a besoin du regard des autres pour mieux se voir

-         Je n’ai jamais connu d’autres regards que le mien dans le miroir,

-         Mon âme te cherchait, la tienne était emprisonnée par tes démons, par l’ombre,

-         Qui est l’ombre ?

-         C’est la gardienne de ta solitude et de tes craintes. Ce soir, tu lui as faussée compagnie, tu es là. Ses chaînes sont à jamais brisées, le sortilège est enfin rompu.

 

-         Prince ne savait plus quoi penser, cela lui semblait si irréel, si magique. Un intense sentiment envahissait tout son corps, un tel sentiment de plaisir qu’il en avait presque mal.

 

Elle lui tendit la main, comme dans le songe, il l’a pris, sans qu’aucune ombre ne vienne les séparer.

 

Ils sortirent du château. Le soleil de ce jour de printemps était à son zénith, éclairant les visages radieux de nos deux âmes retrouvées.

 

Elle et lui main dans la main s’en allèrent vers un autre destin, celui qu’ils bâtiront ensemble loin de l’ombre.

 

 


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1. posté par david le 12 July 2008 15:50:28.
it's very terribeuuuuuuul. C'est super bien raconté, comme toujours.Et en plus c'est moiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii arghhhhhhhhhhhh, ça me renvoi directement à mes craintes. Bravo de l'avoir écris de cette façon,ça fait office de thérapie.Tu devrais changer de profession lol

2. posté par Obtimus le 12 July 2008 22:31:17.
celui qui se perd dans la tempête de l’Ame
A besoin d'une Lumière pour le guider au Port
Bouché par son orgueil il se bouche la Vue
En se bouchant la Vue il ne voit les Récifs
Ne voyant les Récifs il ne voit pas sa Perte
Ne voyant pas sa Perte il sombre sans le, Voir.


3. posté par sage54 le 13 July 2008 01:08:34.
bonsoir!
tres joli texte bien amplifié par sa legende .......
pour tout commentaire je t'ecris ceci ....
Un rêve à l'inocence d'un bébé
Est né!
Il se leve comme une aurore;
Loin de mes larmes et de mes cris,
Dans une portion de vie
Derobée
A mes espoirs secrets.

Je ne veut pas le devoiler;
Il meut sans jamais changer
Au centre de mes frontieres;
Scellé
A ma ligne de vie;
Il est mon pays
Dans la tenacité de ma memoire
Jamais violée.

Je lui legue mon corps lacéré
Sur un parterre de braises et de cendres
Je lui legue l'âme de mon coeur,
l'âme de mon âme Tatouée de douleurs,
Fuyante
Sur les arêtes du temps.

Dans la magie de son feu
Resçucite
L'echo de mes mots
Tel un nuage d'ecumes
Qui deborde
La coupe de mon indomptable folie
Pour me soûler
Comme un ecervelé!

QU EST IL EN TOI DE PRINCE ..???
bravo pour le texte !
le sage


4. posté par ZORRBA le 16 July 2008 23:38:45.
Je viens de sortir de ton recit sur le Prince...Recit qui m'a ramené tres loin en arrière, au temps ou je devorais les fabliaux et autres contes... Une histoire jolie dans sa tristesse, toute simple pas beaucoup de personnages mais beaucoup d'emotion beaucoup de douceur... Avec, en filigrane un fond intense ou la solitude prevaut mais ou l'espoir est toujours present... une jolie fin! Merci....

5. posté par farid le 16 July 2008 23:52:01.
Créé le : 11 juil. 2008 19h30 Article posté par : Web




C’est l’histoire d’un homme, que je baptiserai « Prince ». Il vivait dans un château dont il ne sortait jamais. Sa

mère autrefois lui a raconté la légende de cet enfant sorti de chez lui et qui n’est jamais revenu, avalé par les

monstres qui hantent la forêt entourant le château de Prince .

De vagues souvenirs lui revenaient en cauchemars la nuit, lui faisant rappeler une vie antérieure dont il ne

connaissait d’elle qu’une ombre lointaine, accompagnée d’odeurs, de celles qui vous serrent le cœur dès que vous la

sentez car faisant vivre l’instant d’un moment des souvenirs enfouis.

Sa maman partie, Prince esseulé, n’eut que les murs comme voisins et ses oiseaux comme seuls compagnons de vie. Il

vécut longtemps ainsi.

Mais, me diriez vous, comment faisait-ils pour se nourrir. Et bien je ne le sais pas du tout, ce que je sais, c’est

que chaque matin, on déposait au seuil de sa porte un panier chargé de nourritures préparées. Longtemps, il croyait

que c’était sa mère qui venait la lui déposer, car rongée par le remord de l’avoir abandonné dans ce château

glacial.

Il eu à sa mère un sentiment ambigu, il n’a pas su la détester, ni l’aimer, il ne la connaissait pas pour avoir un

semblant de sentiment envers elle.

Très vite les souvenirs de son enfance l’abandonnèrent, pour ne laisser place qu’au présent, sa seule politique,

vivre le présent même s’il fallait le vivre entre quatre murs, en attendant un futur improbable, un futur qu’il

voyait sans images.

Dans une des ailes du château, se trouvait une très grande salle, pleine de livres, les murs en était tapissés à

perte de vue. Là était son seul univers, sa seule évasion. Lorsqu’il finit de « dévorer » le mot n’est pas assez

fort, tous les livres des étagères, ces dernières se renouvelaient à nouveau le lendemain. Il ne s’est jamais posé

de questions, ça lui semblait normal car toutes les bibliothèques étaient ainsi, pensait-il.

Ainsi, il fait de son esprit un empire de culture, sevré de connaissances, une richesse intérieure dont il n’avait

pas conscience.

Il rêvait des fois d’enfreindre les lois du château, de trahir le serment donné dont il n’a pas souvenance, et aller

loin la bas, là ou ses livres emportent son esprit.

Il n’eut jamais ce courage. Il attendait l’instant propice, l’instant ou la peur, sa fidèle compagne, sa « maîtresse

» comme il l’aime à la décrire, lui fausse compagnie ne serait-ce qu’une journée, qu’une heure.

Un jour, pendant son sommeil, il fut réveillé par un cri, une lamentation plutôt, dont il ne reconnut pas le sens.

Il n’était familier qu’aux sons des chants d’oiseaux et à sa voix quand il se prenait à les accompagner.

Ces lamentations lui procuraient quelques sensations de gêne, de peur, puis de révolte. Une injustice s’augure pas

très loin de son château, et lui, incapable du moindre courage Il se recroquevilla dans son lit, se boucha les

oreilles, s’en voulant à mort pour autant de lâcheté, pensait-il.

Les lamentations se firent plus insistantes nuit après nuit . Prince, s’en détournait, non sans avoir maudit le

jour de sa naissance, lui qui ne servait à rien, une chaire ambulante maugréa-t-il tout au fond de lui.

Une nuit, il fit un songe dans lequel, pour la première fois de sa vie, il vit une belle jeune femme tout de blanc

vêtue. Elle s’approcha de lui et lui tendit la main, son visage rayonnait d’un sourire angélique orné de jolies

fossettes qui venait embellir son doux et beau visage.

Elle posait un regard serein et plein d’humilité à Prince, il eu une drôle de sensation, un étrange sentiment

faisait battre son cœur endormi. Prince était partagé entre la crainte et l’envie de céder à cette main tendue.

Il tendit lentement la sienne et subitement, comme surgissant de nulle part, une ombre noire vint s’emparer de la

belle jeune femme et s’en alla rapidement laissant derrière elle un courant d’air froid qui fit réveiller Prince en

sursaut le cœur serré de douleur.

Il sauta du lit, oubliant ses peurs, ses frayeurs et ses craintes, n’ayant que le souvenir du sourire volé de son

apparition d’un songe d’une nuit. Il ouvrit la porte, fut pris d’un malaise qu’il s’efforça vite d’effacer, seule

comptait désormais sa belle d’une nuit et aller y mourir s’il le fallait.

Le chemin vers la sortie était long, la sueur fit de son :corps son temple. Prince trahit son serment et traversa

pour la première fois de sa vie sa foret, frayeur de son enfance, de sa vie, n’écoutant que le sourd cri de son

cœur.

Arrivé au pied du château, les lamentations se firent plus proches, plus insistantes.

Prince entrouvrit la porte et pénétra à l’intérieur d’une immense maison, dont les formes et senteurs lui étaient

étrangers. Il monta les marches, se rapprocha de la source du cri qui se faisait de plus en plus doux comme un

appel, une supplique. Il entrouvrit la porte et reconnu à sa surprise le jeune femme de son songe :
Te voilà, lui dit-elle

Prince ne trouva pas ses mots, aucun mot ne pouvait sortir de ses lèvres,
Tu es venu, je t’ai appelé,

J’ai entendu tes lamentations chaque nuit, puis j’ai fait un rêve cette nuit, je t’y es vue

Oui, j’y étais….

Comment ? je ne comprends pas

J’y étais, tu entendais mes lamentations tous les soirs,

Pourquoi ces lamentations ?
Ce sont celles de mon âme qui recherche sa sœur,

L’a-t-elle trouvée ?

Elle est venue visiter la tienne, dans ton songe…
Je n’ai pourtant pas répondu à ses lamentations, je suis resté longtemps dans mon château, la bas, sans jamais avoir

osé en sortir,
Pourtant, ce soir tu es là,

Oui…

Pourquoi ?

Je t’ai vue,

Ton âme a vu la mienne, et tu es venu malgré ‘l’ombre noire,

Oui, l’ombre noire, qui est-elle ?

Je ne sais pas, je l’ai vue roder souvent en bas de ton château,

Je n’en suis jamais sorti, c’est la première fois de ma vie que je le fais, je ne sais comment. Peut être est-ce le

souvenir de ton sourire que j’ai cru parti à jamais,

Elle lui sourit doucement, et lui dit :

Ton courage Prince t’a montré le chemin,
Moi ? courageux ? je ne le pense pas,

On a besoin du regard des autres pour mieux se voir
Je n’ai jamais connu d’autres regards que le mien dans le miroir,
Mon âme te cherchait, la tienne était emprisonnée par tes démons, par l’ombre,

Qui est l’ombre ?

C’est la gardienne de ta solitude et de tes craintes. Ce soir, tu lui as faussée compagnie, tu es là. Ses chaînes

sont à jamais brisées, le sortilège est enfin rompu.

Prince ne savait plus quoi penser, cela lui semblait si irréel, si magique. Un intense sentiment envahissait tout

son corps, un tel sentiment de plaisir qu’il en avait presque mal.

Elle lui tendit la main, comme dans le songe, il l’a pris, sans qu’aucune ombre ne vienne les séparer.

Ils sortirent du château. Le soleil de ce jour de printemps était à son zénith, éclairant les visages radieux de nos

deux âmes retrouvées.

Elle et lui main dans la main s’en allèrent vers un autre destin, celui qu’ils bâtiront ensemble loin de l’ombre.

"je me suis permis de retoucher ton texte qui j'espère sera lisible de façon plus aisée


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